L’Humeur du Caporal – L’air du temps

Lorsque l’on circule dans notre bonne ville de Mont de Marsan depuis…fatigué… on voit tous les changements qui sont apparus dans les rues et les croisements.

On a vu apparaître les ronds-points avec priorité à droite ou à gauche (on choisit !), de toutes tailles, à deux voies ou une seule, et des usagers qui forcent le passage ou roulent sur la voie de droite sur tout le tour ; tout coexiste… jusqu’à l’accrochage, fréquent.

Dans certains quartiers, les stops ont disparu ce qui rend la circulation dangereuse car, bien sûr, ceux qui sortent de ces rues sont dans leur droit tout en ignorant que l’on ne peut souvent pas les voir à cause des haies ou des murets. La chaussée, entre piste cyclable et voie routière, a été transformée en places de stationnement ce qui rend la descente des véhicules et la sortie des maisons avoisinantes dangereuses, sans pour autant répondre aux besoins de parking deux fois supérieurs au nombre de places.

La disparition des feux tricolores depuis quelques années oblige certains à forcer le passage dans des croisements devenus dangereux, comme place du Sablar, créent des embouteillages monstres et des accrochages inévitables.

L’apparition des voitures sans permis crée régulièrement des situations critiques car le code de la route est souvent ignoré ou bafoué par leurs conducteurs. Quant aux trottinettes électriques, elles supportent souvent plusieurs passagers et sont de véritables dangers publics sauf exceptions.

J’ai récemment rencontré Monsieur le Maire lors d’une inauguration et il interpella l’auditoire à la fin de son discours « pourriez-vous me dire votre sentiment sur la circulation place du Sablar » ?

À la fin du verre de l’amitié le sujet n’ayant pas été évoqué, mon épouse et moi-même interpellâmes Monsieur le Maire à ce sujet :

« vous souhaitiez connaître le sentiment des habitants sur la circulation place du Sablar »

 « euh oui bien sûr », répondit-il

« la disparition des feux est une catastrophe ; plus personne ne sait quoi faire aux heures de pointe, à part forcer le passage ; cela crée un embouteillage monstre

« eh oui « répondit il » que préconisez-vous ? »

« Hormis le rétablissement des feux, nous ne voyons pas. »

 « Ah le rétablissement des feux, ce n’est pas dans l’air du temps, peut être un marquage au sol, nous verrons. »

Nous avons eu envie de rire ; « l’air du temps », eh oui nous n’y avions pas pensé ; que nous sommes stupides ; la circulation se règle à l’air du temps…

Il semblerait que le bon sens ne soit pas dans l’air du temps et que l’intérêt général non plus.