L’Humeur du Caporal – La douane prise à son propre piège.

Lors d’un séjour en Catalogne espagnole à la fin des années 70, un cousin souhaitait aller en Andorre acheter une chaîne hifi de qualité avec des accessoires car il projetait de faire en rez de chaussée de sa maison donnant sur sa piscine un petit bar sonorisé. Mais cela coûterait bien moins cher en Andorre, qui était distante de 100 Kms, à condition de ne pas payer les taxes douanières instaurées en Espagne. Je lui proposai donc de le suivre avec ma voiture et de mettre le matériel dans ma voiture immatriculée en France. Ainsi fut fait, nous nous rendîmes en Andorre à 2 voitures et au retour j’emportai tous les achats dans ma voiture. Le douanier espagnol me demanda si j’avais quelque chose à déclarer, je répondis par la négative et lui expliquai que j’allais en vacances et il me laissa passer sans regarder le coffre ; je ne parlai qu’en français pour éviter les soupçons. Mais au pire, je savais que la taxe fiscale ne pouvait concerner que des espagnols ou des résidents en Espagne, ce qui n’était pas mon cas.

Je conseille d’ailleurs aux français qui souhaitent éviter des mésaventures avec la douane en quittant l’Andorre de rentrer en Espagne, car là on ne peut rien contre eux et de rentrer en France en passant directement d’Espagne en France.

Plus tard, au milieu des années 80, j’étais en vacances au pays basque et j’avais bien sûr fait le plein d’alcool et pour ne pas avoir de problème je suis rentré en France par le col de Lizarrietta car j’avais remarqué que le poste de douane français était fermé. Mais j’eus la surprise de trouver la barrière de la douane Espagnole abaissée. Un douanier sortit, s’approcha, et me demanda d’ouvrir le coffre et bien sûr, il vit que j’emportais bien plus d’alcool que toléré par la douane française. Il me le fit remarquer et je lui demandai en bon espagnol si la douane espagnole était concernée et bien sûr il répondit par la négative.

 -Puis je passer la frontière ?

  Il fit un signe, et la barrière se leva devant un douanier perplexe et je continuai ma route rejoignant Sare.

 Il n’y avait pas l’ombre d’un douanier français !