Un jour, je constate que sur le téléphone mobile de mon épouse en pleine communication se superpose une conversation en espagnol. Il s’agissait d’un Radiocomm 2000 dans les années 1995.
Je contacte donc les spécialistes du réseau mobile qui s’avouent impuissants et me renvoient vers une cellule technique régionale. Je contacte donc cette cellule, et après quelques explications avec mon interlocuteur, il me met en relation avec le responsable qui est ingénieur en télécommunications.
Après lui avoir expliqué en détail les circonstances de cette situation incongrue, il m’avoue le fond du problème. En fait, en Espagne, il se vend des postes CB qui utilisent la même gamme de fréquence d’où les interférences connues, mais ces postes sont interdits en France. Puisque ce problème est connu, que fait-on pour empêcher cette nuisance car cela perturbe les communications et ce réseau Radiocom 2000 est utilisé particulièrement par des professionnels. On pourrait faire déplacer un camion spécialisé pour repérer ces émissions et faire intervenir la gendarmerie pour interdire l’utilisation de ces postes en les saisissant au besoin. Pourquoi ne le fait-on pas puisque le problème est identifié et le remède connu ? Il y a deux camions en métropole mais il faut l’accord de la directrice nationale technique et elle ne veut pas envoyer un camion, qui est bien ici, et le personnel est prêt à une intervention mais sans son feu vert, c’est impossible. Cette directrice n’a pas une culture technique mais administrative, elle juge que ce n’est pas nécessaire. Je demandai donc comment contacter cette personne qui n’était pas sensible aux explications de ses subordonnés, mais peut être le serait-elle de la part de clients professionnels. Je lui adressai donc une lettre dûment argumentée car ce réseau était utilisé par beaucoup de professionnels de santé, entre autres, et que cette situation était hautement préjudiciable voire pouvait mettre en danger la vie de personnes et que la responsabilité reposerait sur France Télécom, car les axes de circulation vers l’Espagne sont identifiés et seuls les camions gonios peuvent régulariser la situation. Curieusement quelques temps plus tard, je fus contacté par l’ingénieur responsable technique de la région pour m’annoncer qu’ils avaient pour mission d’intervenir pendant 5 jours sur la zone pour intercepter les camions générant ces parasitages du réseau… et ce problème a disparu. Aujourd’hui on parle des petits hommes gris qui prennent des décisions contraires aux intérêts de la population ou des professionnels mais ce n’est pas nouveau, seulement ça devient public, ce qui n’était pas le cas avant.
